***Dehors, il faisait froid. Il faisait noir. Il y avait un peut de tout. Du regret, comme une tristesse amère. Mais aussi des mensonges dans le souvenir des joies passées. Oui, il y avait de tout et du rien. Du vide, juste du vide et l' oubli.
*Elle, elle était là, petite fille oubliée. Petite fille perdue dans ses rêves. Assise dans sa chambre, elle ne sortait pas, enfermée en elle-même. Jamais. A quoi bon ? C' était trop risqué. Elle était bien là, protégée de toute cette folie. Dehors, rien ne l' attendait. D' ailleurs, elle n' attendait plus rien non plus.
*Elle rêvait plus qu' elle ne vivait, dans sa petite chambre étouffante. Quatre murs, des coussins mous, des tas de boites et beaucoup de livres. On voyait de tout, mais surtout du rouge, du jaune et du noir. C' était terni, vieilli à la lumière grise.
*Elle restait là, à se perdre dans des mots, à tout ranger dans ses boites pour les empiler ensuite. Elle pouvait rester allongée des heures sur ses coussins mous, à se réinventer une histoire avec du vert, du rose et du bleu. Une histoire où la lumière serait blanche.
*Elle entendait des bruits dehors, des bruits sourds, étouffés. Ca la terrifiait. Comme toujours elle ne voulait pas les entendre. Oublier. Oui, oublier.
*Elle se leva alors, sans but précis, juste comme ça. Et marcha, juste comme ça. Ses yeux étaient fixés sur le mur jaune. Ce mur peint qui s' effritait par petits bouts. Sa chambre était petite, oui petite comme son coeur en morceaux. Alors elle arriva vite au mur de poussière. Son doigt caressa la surface rugueuse, avec un frisson. Les bruits dehors devinrent plus insistants. Elle sursauta. Un bout de peinture se coinça sous son ongle. Cette peinture jaune, comme un destin sec et terni, qui partait en débris. En débris, comme son histoire à elle, qui avait briser son petit coeur de verre. Aujourd' hui, sa chambre était parsemé de morceau de verre vieilli, qui coupaient pour souffrir. Comme ce fragment de mur qui la blessait au bout de son doigt.
***Un coup dehors. Plus fort, plus terrifiant. Un coup plus fort sur elle. Qui lui fit plus mal. Elle aurait voulu hurler, briser même. Faire naître enfin cette colère qui était devenue haine avec le temps, blessures qui étaient devenues souffrances. Seulement, justes des larmes naquirent, pour venir mourir sur une boite. Une boite en carton grise. Ses perles salées, avant de s' éteindre, laissèrent dessus une dernière trace, une petite tâche sombre.
*Son regard se posa alors sur ce coffret mou, rangé, empilé puis oublié depuis bien longtemps. Du bout des doigts, doucement, sans un bruit de peur de faire souffrir le silence revenu, elle le prit. Toujours aussi doucement, tout en s' asseyant, tremblant même, elle ouvrit cette boite.
*Dedans, des souvenirs. Des souvenirs gris, blancs et bleus, des souvenirs tristes et merveilleux pour des moments de bonheur ou de pleurs. L' histoire d' une vie passée, rangée trop vite dans une boite oubliée. Des souvenirs, encore et toujours, des souvenirs de voix, de visages, de rires. Des souvenirs de goûts, de paysages, de touchés. Des souvenirs doux ou rugueux. Des souvenirs poussiéreux qui ne peuvent jamais vraiment mourir. Oui, car nous ne mourront jamais vraiment. Il y a toujours une trace, gravée, et qui ne s' efface pas.
***Le bruit se fit réentendre, mais il ne venait plus de dehors. Non, à présent il venait de son petit coeur, qui s' était remis à battre.
*Tout ces souvenirs là, qui s' étaient échappés de leur prison, la fit regarder. Alors elle vit cette petite chambre jaune, avec de tout et de rien. Oui, elle vit une petite chambre avec du tout et du rien, encombrée de cartons d' oubli.
*Alors elle sourit. Simplement. Tout simplement, elle s' avança vers la porte dissimulée par des cartons. Elle les ouvrit tous, pleura et rit pour ce qu' il y avait dedans. Oui, dedans. Elle allait quitter ce dedans pour ce dehors. Ils se valaient, il y avait pour les deux de tout, et de rien.
*Enfin, la porte s' ouvrit, laissant ce noir pénétrer dans cette petite chambre. Cette petite chambre qui était ouverte à tout, comme son petit coeur.
*Elle vit alors, derrière le bruit, une lumière blanche. Elle ne put s' empêcher de rire et de pleurer tout en même temps. Elle s' avança. Mais avant de partir totalement, elle posa cette boite en carton grise qu' elle avait gradée jusque là contre son coeur. Elle la posa ouverte, devant la porte libre. Libre, oui, elle l' était enfin.
*Elle posa un dernier regard sur son oubli terni. Puis partit, pour jamais se retourner. Elle partit vers cette lumière blanche, dans ce noir et ce bruit, dans tout ce tout et ce rien, le sourire au lèvres. Car à présent la lumière était dans son petit coeur, comme un espoir qui le faisait battre. Oui, elle était partie se construire une autre histoire, avec enfin du blanc et du vert. Sans pour autant oublier, oublier son passé.
***Parce qu' on ne meurt jamais vraiment, parce qu' il reste toujours un souvenir et une marque, il y a encore sur cette petite boite en carton mou une trace sombre.
*Elle, elle était là, petite fille oubliée. Petite fille perdue dans ses rêves. Assise dans sa chambre, elle ne sortait pas, enfermée en elle-même. Jamais. A quoi bon ? C' était trop risqué. Elle était bien là, protégée de toute cette folie. Dehors, rien ne l' attendait. D' ailleurs, elle n' attendait plus rien non plus.
*Elle rêvait plus qu' elle ne vivait, dans sa petite chambre étouffante. Quatre murs, des coussins mous, des tas de boites et beaucoup de livres. On voyait de tout, mais surtout du rouge, du jaune et du noir. C' était terni, vieilli à la lumière grise.
*Elle restait là, à se perdre dans des mots, à tout ranger dans ses boites pour les empiler ensuite. Elle pouvait rester allongée des heures sur ses coussins mous, à se réinventer une histoire avec du vert, du rose et du bleu. Une histoire où la lumière serait blanche.
*Elle entendait des bruits dehors, des bruits sourds, étouffés. Ca la terrifiait. Comme toujours elle ne voulait pas les entendre. Oublier. Oui, oublier.
*Elle se leva alors, sans but précis, juste comme ça. Et marcha, juste comme ça. Ses yeux étaient fixés sur le mur jaune. Ce mur peint qui s' effritait par petits bouts. Sa chambre était petite, oui petite comme son coeur en morceaux. Alors elle arriva vite au mur de poussière. Son doigt caressa la surface rugueuse, avec un frisson. Les bruits dehors devinrent plus insistants. Elle sursauta. Un bout de peinture se coinça sous son ongle. Cette peinture jaune, comme un destin sec et terni, qui partait en débris. En débris, comme son histoire à elle, qui avait briser son petit coeur de verre. Aujourd' hui, sa chambre était parsemé de morceau de verre vieilli, qui coupaient pour souffrir. Comme ce fragment de mur qui la blessait au bout de son doigt.
***Un coup dehors. Plus fort, plus terrifiant. Un coup plus fort sur elle. Qui lui fit plus mal. Elle aurait voulu hurler, briser même. Faire naître enfin cette colère qui était devenue haine avec le temps, blessures qui étaient devenues souffrances. Seulement, justes des larmes naquirent, pour venir mourir sur une boite. Une boite en carton grise. Ses perles salées, avant de s' éteindre, laissèrent dessus une dernière trace, une petite tâche sombre.
*Son regard se posa alors sur ce coffret mou, rangé, empilé puis oublié depuis bien longtemps. Du bout des doigts, doucement, sans un bruit de peur de faire souffrir le silence revenu, elle le prit. Toujours aussi doucement, tout en s' asseyant, tremblant même, elle ouvrit cette boite.
*Dedans, des souvenirs. Des souvenirs gris, blancs et bleus, des souvenirs tristes et merveilleux pour des moments de bonheur ou de pleurs. L' histoire d' une vie passée, rangée trop vite dans une boite oubliée. Des souvenirs, encore et toujours, des souvenirs de voix, de visages, de rires. Des souvenirs de goûts, de paysages, de touchés. Des souvenirs doux ou rugueux. Des souvenirs poussiéreux qui ne peuvent jamais vraiment mourir. Oui, car nous ne mourront jamais vraiment. Il y a toujours une trace, gravée, et qui ne s' efface pas.
***Le bruit se fit réentendre, mais il ne venait plus de dehors. Non, à présent il venait de son petit coeur, qui s' était remis à battre.
*Tout ces souvenirs là, qui s' étaient échappés de leur prison, la fit regarder. Alors elle vit cette petite chambre jaune, avec de tout et de rien. Oui, elle vit une petite chambre avec du tout et du rien, encombrée de cartons d' oubli.
*Alors elle sourit. Simplement. Tout simplement, elle s' avança vers la porte dissimulée par des cartons. Elle les ouvrit tous, pleura et rit pour ce qu' il y avait dedans. Oui, dedans. Elle allait quitter ce dedans pour ce dehors. Ils se valaient, il y avait pour les deux de tout, et de rien.
*Enfin, la porte s' ouvrit, laissant ce noir pénétrer dans cette petite chambre. Cette petite chambre qui était ouverte à tout, comme son petit coeur.
*Elle vit alors, derrière le bruit, une lumière blanche. Elle ne put s' empêcher de rire et de pleurer tout en même temps. Elle s' avança. Mais avant de partir totalement, elle posa cette boite en carton grise qu' elle avait gradée jusque là contre son coeur. Elle la posa ouverte, devant la porte libre. Libre, oui, elle l' était enfin.
*Elle posa un dernier regard sur son oubli terni. Puis partit, pour jamais se retourner. Elle partit vers cette lumière blanche, dans ce noir et ce bruit, dans tout ce tout et ce rien, le sourire au lèvres. Car à présent la lumière était dans son petit coeur, comme un espoir qui le faisait battre. Oui, elle était partie se construire une autre histoire, avec enfin du blanc et du vert. Sans pour autant oublier, oublier son passé.
***Parce qu' on ne meurt jamais vraiment, parce qu' il reste toujours un souvenir et une marque, il y a encore sur cette petite boite en carton mou une trace sombre.